Disparition des sous-préfectures : l'Etat abandonne ses territoiresL’annonce du remplacement de sous-préfets par des « conseillers d’administration » est le prélude d’un processus désormais bien connu qui aboutira vite à la disparition des sous-préfectures.
Loin d’être rassurés par les propos du Gouvernement affirmant sa volonté de ne pas supprimer les sous-préfectures, les maires ruraux observent que nombre des fonctions dévolues aux sous-préfectures sont désormais supportées par les collectivités locales ou concentrées au chef-lieu de département.
La disparition à terme des sous-préfectures s’inscrit dans la logique d’économie budgétaire de la RGPP qui, sous couvert d’une meilleure qualité opérationnelle, pourtant maintes fois démentie, se traduit surtout par les regroupements de trésoreries, de gendarmeries, de la DDE et de la DDAF. Si les maires ruraux ne sont pas hostiles à une redéfinition du rôle des services de l’Etat dans les territoires, ils ne peuvent que s’opposer à leur retrait progressif. L’AMRF rappelle que les sous-préfets ne sont pas seulement des interlocuteurs privilégiés des élus dans la gestion administrative et juridique de leur commune mais qu’ils incarnent aussi la présence de l’Etat. Plus largement, l’AMRF réitère sa demande d’un large débat sur l’avenir des services publics en milieu rural. Les maires ruraux ne soutiennent pas l’idée d’une République à deux vitesses et ils ont une autre vision de l’aménagement du territoire. Jeudi 23 Octobre 2008
Ajouter un commentaire
Dans la même rubrique :
Réforme des collectivités : Alain Marleix lève le voile sur les projets de la commission Balladur - 14/12/2008Réforme des collectivités : un projet de loi à l'automne 2009, si «consensus suffisant», indique le chef de l’Etat - 11/12/2008Congrès des maires ruraux : le Préfet vexé s'en va - 21/10/2008 |
|